T’as déjà chanté avec un doigt dans la fouf ?

21 Fév

Il te plait ce titre ? J’avoue il est un peu racoleur, mais bon, pas d’chichi entre nous hein…

En vrai ça parle de rééducation du périnée. C’est très sérieux. Et avouons-le, très ennuyant. Je ne connais pas une seule femme qui n’y va pas à reculons. Je crois que c’est parce qu’à un moment, on a juste envie de laisser tranquille notre corps, et de pouvoir rester en tête à tête avec nous même et notre intimité (enfin j’me comprends). Y’a tellement de paires d’yeux et de mains qui sont déjà passées par là…. Enfin, il faut le faire, c’est pour ton bien. Pour éviter le pipi culotte à chaque rigolum : mouais… Pour avoir de meilleures sensations pendant les rapports : bon okay !

Dès la prise de RDV j’ai senti que cette fois, ça serait marrant.

Il y a 5 ans, rééduc avec un kiné : Mme, mettez vous cette sonde là ou je pense, et serrez, vous verrez le petit oiseau monter sur l’écran à mesure de votre force. (on me souffle dans l’oreillette que tous les kinés ne font pas comme ça, pardon, je relate juste mon expérience!)

Cette fois, sage femme : pas besoin de sonde Madame, tout se fait au toucher. … ???….

Donc, à toi qui n’a pas fait de rééduc (bouhhhhh, pas bien, t’as ptêt un beau périnée du haut de ta trentaine mais le pipi culotte te guette pour l’avenir !), ou qui ne l’a jamais faite avec une sage femme, voici les mystères qui se déroulent à chaque séance…

Étape 1 : le diagnostic

Donc là, y’a une madame qui décortique ton intimité. Elle est gentille la madame, elle me demande toujours si je suis prête avant d’introduire ses doigts gantés et lubrifiés dans ma grotte magique. Pis elle y farfouille…

Tu savais qu’on avait 13 muscles dans le périnée ? Non mais t’imagines ? Les montagnes russes que c’est là dedans quand tu maitrises toute cette zone ??

Donc là tu apprends que t’es super balèze du fond de la fouf mais pas trop du coté gauche par exemple. Bon, soit. Personne s’était jamais plaint mais admettons…

Étape 2 : les exercices

T’es pas venue là pour regarder le plafond, tu dois bosser. Mais tu vas pas te contenter de serrer les fesses, non. Tu dois voir des images dans ta tête. Mieux tu visualises, mieux tu fais travailler, presque à ton insu, la zone que l’on souhaite renforcer. Ça a l’air simple comme ça, mais quand la madame te dit que tu vas imaginer qu’une petite chenille remonte doucement le long de ton urètre, bah t’es moins à l’aise !

Alors tu te concentres, et tu tentes de visualiser un pont levis, un bilboquet, un vase. Tout se complique à chaque séance, parce que quand tu en es au « vase buée taille couronne », j’vais t’dire que tu réfléchis bien avant de trouver ce que tu dois faire !

Et pis t’as des devoirs. Les exercices, faut les faire à la maison. Dans plusieurs positions. Ça peut être long. J’ai pas encore trouvé le temps de passer tout naturellement 30 minutes accroupie à faire mon ptit élan, moi, si vous avez des astuces…

Alors, en toute fierté, j’ai quand même envie de vous dire que suis assez balèze à tout ça. Ouaip, ma foufoune m’obéit plutôt bien. J’ai droit à des « bravo ! » à chaque séance, et je souris bêtement (c’est là qu’on parle de fierté mal placée?)

Par contre, je sais pas faire les vagues. C’est le drame. « Vous réfléchissez trop, elle me dit la madame, vous voulez trop bien faire ». Bah ouais, suis bonne élève moi, même et surtout avec ma zezette !

Étape 3 : l’entrainement aux réflexes

L’idée, c’est qu’il faut, par automatisme, faire un bilboquet ou un vase buée (remonter tout ce qu’il y a la dedans quoi) à chaque effort. Donc quand tu marches, chante, porte, te baisse, saute, court, tousse… tout le temps quoi ! (je souligne donc que le corps médical te demande à penser toute la journée à ton bas ventre.)

Pour vérifier que tu fais bien, la madame te met en situation, et vérifie au toucher ton mouvement. Et donc c’est là que je t’avoue que ce matin, je me suis retrouvée à chanter « Au clair de la lune » avec un doigt dans ma foufoune. Un grand moment de bonheur. Tu ris là, hein ?

Au final, ça va ptêt me manquer finalement ces séances RIP ton estime de toi !

PS : je n’ai pas mis d’image, ne me remercie pas

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Une petite seconde (où on y parle de douche brulante et de Canada au cul)

18 Déc

L’autre soir j’ai pris une douche chaude, brulante. A m’en faire mal. Oui, je méritais d’avoir mal. Parce que je n’avais rien, et c’était injuste vu que tout était de ma faute. Quelques bleus deci delà, dont un de la forme (et de la taille) du Canada sur le cul, des douleurs musculaires, un coude probablement fêlé. Physiquement j’allais bien, moi.

Une semaine plus tôt, j’ai eu la peur de ma vie. Non, cette fois, l’expression n’est pas surfaite. J’ai cru avoir tué ma fille.

Une petite seconde qui a failli changer nos vies. Un pied qui dérape. Des mains qui lâchent leur précieux contenu. Un bruit, horriblement sourd. Et une vision qui restera gravée à vie: mon bébé, une dizaine de marches plus bas.

Je ne veux même pas décrire ces moments. Les réflexes qui s’exécutent les mains et la voix tremblantes. L’incompréhension, l’incrédulité face à la situation. Ce n’est pas possible, c’est juste un cauchemar n’est-ce pas? Les moments de contrôle (appeler le 15, monter calmement dans l’ambulance, attendre patiemment le résultat du scan), et ceux au bord du gouffre (et si elle mourrait? Oh mais qu’est-ce que j’ai fait??)

Mon bébé, mon tout petit amour d’1 mois et demi est tombé dans les escaliers. JE l’ai faite tomber! Et elle souffre, mon cœur de maman en pleure des larmes de sang, elle doit avoir tellement mal. Mon Dieu son crâne!

Quand le neurochirurgien m’explique ce qu’elle a, il affiche un sourire qui se veut rassurant. Je m’accroche à ça, je ne comprend presque pas ce qu’il me dit de toute façon: fracture déplacée, décollement sous-dural, œdèmes cérébraux. Surveillance, contrôle fin de semaine.

Je me retrouve seule à l’hôpital, avec mon bébé hurlant de douleur et de peur, et mes angoisses. « Ce n’est pas de votre faute Madame » me dit on souvent, et je fond en larmes immanquablement. Bien sur que c’est ma faute, c’est moi qui marchait, c’est moi qui devait la tenir. Et je l’ai lâchée.

Les premières heures sont cruciales, et elles se passent bien.WonderPoupée dort, mange. Quand elle est réveillée, elle sourit même. Une semaine plus tard, on en est là: elle a l’air d’aller bien. Pas de troubles neurologiques évidents. Sauf que résonne en moi la phrase du neurochirurgien quand je lui ai demandé s’il y avait des recommandations particulières: « Surveillez qu’elle soit toujours elle-même ».

C’est quoi « être soi-même » pour un bébé de moins de 2 mois? Qui évolue chaque jour? Comment je sais que ce qui change est normalement lié à son développement, ou à la chute?

Elle a changé bien sur. Elle pleure. Beaucoup. Beaucoup plus. Ça c’est le changement le plus évident. Que je lie bien évidemment à la chute. Et chaque petit changement entraine en moi une culpabilité sans limite. C’était un bébé adorable, très facile à vivre; là elle me fait vivre des moments ou je peine à supporter ses cris que je ne comprend pas. On commençait à peine à avoir quelques habitudes, je commençais à la comprendre, on avait notre petit rythme. Et maintenant je ne la reconnais plus, je ne la comprends plus.

J’ai mal pour elle, j’ai mal à sa fracture, j’ai mal à chaque cri d’angoisse qu’elle pousse soudainement, à ses difficultés d’endormissement.

J’ai mal à mon cœur de maman qui a failli à son rôle protecteur, et qui peine à soulager son bébé.

J’ai mal à ma déjà si faible confiance en moi.

C’est passager me dit-on. Elle et moi sommes encore perturbées par ce qui s’est passé, c’est tout frais. Soit. Je passe mes journées collée à elle, pour la rassurer, pour me rassurer. Une bonne cure d’amour pour oublier ce vilain épisode.

Parce que le plus dur sera d’oublier. Si elle marche « tard », pour moi ce sera du à sa chute; si elle parle « mal », ce sera du à sa chute, la moindre « imperfection » sera due à sa chute. On espère tous des enfants parfaits: j’y serais plus que sensible. Ce qui est, je le sais déjà, une énorme erreur.

Une petite seconde qui a failli changer nos vies. Et seulement failli je l’espère du plus profond de mon cœur.

C’est plus rapide pour un 2ème… (blague)

26 Oct

Ceci sera le récit d’un accouchement. Non que je veuille graver en 2.0 mon intimité, mais plus par souci de mémoire (oui, publiée, faut que je travaille sur ce coté exhib).

Je vais donc vous vendre du rêve : de l’action, du suspense, des rebondissements, de l’émotion….

Nous sommes le lundi 14 octobre. Papa est rentré tard du travail, il avait un RDV important (qui s’est bien passé, oui je sais que vous vous en souciez). Papa est fatigué (note pour plus tard : Papa est toujours plus fatigué que Maman, en toutes circonstances, règle d’or).

WonderPoupée a été mimi avec son Papa, elle n’est pas arrivée avant ce fameux RDV, comme promis. Pourtant Maman a hâte, elle a bien aimé être grosse mais là ça suffit quoi, on est à 10 jours du terme. Donc WonderPoupée décide de faire la fête ce soir. Elle s’agite beaucoup.  Maman, son téléphone comme extension de sa main droite, tweete un petit « Aie » comme elle en a tant tweeté depuis des mois.

Et puis, à 22h (au moment où je compte me coucher) il se passe quelque chose. WonderPoupée a peut-être trop sauté partout dans le ventre de Maman. Ca coule…. D’abord doucement, un léger doute m’assaille ; puis les grandes eaux de Versailles. Pour ceux et celles qui se demandent, oui, perdre les eaux, c’est comme dans les films. Un Papa affolé qui court partout avec un air inquiet, une Maman qui n’ose pas trop se déplacer parce que ça coule grave quand même.

Au même moment, un SMS de Copine KRN qui prend des news. En réponse à mon « Je viens de perdre les eaux », je reçois un « oh merde » encourageant 😉 C’est que c’était pas censé se passer comme ça, mais rien ne se passe jamais comme prévu avec cette WonderPoupée. Copine devait s’occuper de Fiston, mais elle est à 200 bornes de chez elle juste ce soir (tu la vois la loose, JUSTE CE SOIR LA QUOI !!). Pas grave, elle est géniale, elle s’organise, son amoureux va venir chercher Fiston, même s’il doit réveiller ses propres loulous et les coller en bagnole à 23h. Oui, à ce moment là je ne suis que culpabilité…

Fiston lui ne veut pas se réveiller, même quand on lui dit que c’est parce que la petite sœur arrive, on sent bien que le sommeil c’est sacré. Il finit par accepter de s’habiller, et hop, dernière virée en voiture à 3, direction la maternité !

Une sage femme de garde me dit vouloir m’ausculter pour vérifier qu’il s’agit bien de la poche des eaux. Je suis à peine installée (à grand peine, c’est quoi ces tables gyneco inclinées là !), elle rit en voyant les litres que je dépose royalement sur le sol « Pas de doute possible ! ». Je souris, hiiii c’est le moment !

Puis je souris moins. Bébé est trop haut (elle a rebondi sur la poche des eaux c’est pas possible). Et bébé trop haut + plus de poche des eaux = possible procidence du cordon. Je te laisse voir sur Wiki pour une définition médicale complète, mais en gros, le cordon risque de se coincer entre bébé et le col, avec à la clé mort fœtale. Ouais, c’est chouette ça, j’ai bien fait de venir, que de bonnes nouvelles ! Conclusion : faut rester allongée Madame. ‘Tain mais c’est pas vrai, je viens de passer 3 mois alitée, et faut encore remettre ça sur le sprint final !

C’est le moment de dire au revoir à Fiston. Qui commence à pleurer. Voir Maman allongée avec des cordons attachés au ventre doit pas trop le rassurer… Tristesse de Maman. Puis vient l’heure de dire au revoir à Papa. A demain, tu viens tôt hein ! Tristesse de Maman, again.

Me voilà dans une chambre de « pré-travail », avec une coloc qui ronfle. Thanks God, j’ai mon téléphone avec son chargeur. Twitter est mon meilleur ami. Parce que fait bien comprendre qu’à ce moment là, je n’ai pas DU TOUT envie de dormir ! Et je constate que je n’ai rien dit depuis mon petit « Aie », et que ça s’affole. J’ai des dizaines de messages. Ohhh j’en ai les larmes aux yeux, sont tous trop mimi dans ma TL ! (à ce stade, les larmes c’est encore l’émotion, pas la douleur)

Il est 2h du matin, je fais encore la maline, je rigole toussa. Je tiens à remercier @MauvaisPere pour sa vidéo d’Anthony Kavanagh http://www.youtube.com/watch?v=SDYX6JXgCKI  qui m’a fait marrer pendant des heures, et grâce à laquelle j’ai eu envie de hurler plusieurs fois « Ta mère suce des bites en Enfer » (oui, à un moment, j’ai été très fâchée).

Vers 3h, je me dis qu’il faudrait quand même que je dorme, une grooooosse journée m’attend. Mais voilà, mes amies les contractions décident de s’intensifier. Dès 4h du mat je les trouve sacrément fortes, au point que je me dis que le travail doit être bien commencé. Mwouhahaha

Je demande à être auscultée. On me répond que c’est pas top parce que perte des eaux + positif strepto = combo gagnant méga risques d’infection, donc on touche pas trop. Mais c’est fou quoi, JE VEUX MON TOUCHER VAGINAL (oui, je n’aurai jamais cru crier ça). Je suis persuadée que ça avance, vu comme je douille, je veux qu’on vérifie ! On me dit : le médecin va arriver, il vous examinera. Donc j’attends, en me mordant les joues un peu quand même. J’attends… Tu le connais le sketch des Inconnus sur les médecins qui font leur tournée du matin ? http://www.youtube.com/watch?v=RFLxu5_m3r8  Bah pareil là, je les imagine en train de discuter peinards avec un café, pendant que ca se trouve je suis a 2h d’accoucher ! Quelle naïve je fais…

Mari a déjà connu cette expérience, il se souvient qu’il est parfaitement inutile (désolée). Il se contente de me donner sa main à broyer, et d’aller errer dans le couloir quand je lui ordonne d’aller chercher quelqu’un pour m’ausculter (oui parce que vu que je le demande toutes les 5 minutes, je le soupçonne de faire semblant parfois).

Quand on m’apporte mon plateau repas à midi, j’ai subitement très peur. Si on me donne à manger, c’est que c’est quand même pas gagné pour un accouchement proche. Le désespoir me gagne doucement. Je morfle sa race, je suis inquiète parce que je n’ai vu aucun soignant depuis des heures. J’ai pas dormi une seule minute cette nuit, je commence à fatiguer et donc à moins supporter la douleur. J’ai faim, mais va bouffer avec des contractions qui te tordent le bide toutes les 10 minutes…

Ma sage-femme chérie vient me voir, et m’informe que c’est le gros rush en salle de naissance. Ouh je comprends bien, mais là tout de suite j’en ai rien à foutre !!!  Ta mère suce des bites en Enfer On m’y installera dès que la dernière accouchée en sortira.

Ca sera à 15h. Yes, j’entre dans cette salle (ou je m’attends à passer 2/3h max, comme pour Fiston). J’entends le cri des bébés dans les autres salles. Ca devrait me galvaniser, mais ça me met dans une colère noire : c’est quand mon tour ??

Le médecin passe (oui, celui qui devait passer me voir le matin vers 9h !). « Oh bah, non hein, vous êtes à 2, c’est pas pour tout de suite la péridurale ». QUEEUUWAAAAA ??????? Ta mère suce des bites en Enfer again Je douille ma mère depuis 12h et ça n’a pas du tout avancé ? Je veux mourir….. En même temps, pas hyper étonnant. Vous imaginez bien que bébé a du mal à descendre quand Maman est allongée depuis des heures… Le médecin me dit revenir dans 2h pour recontroler. Devant ma moue suppliante (ou mon râle de colère, je ne sais plus), il me concède revenir 1h après. Et pendant ce temps là, je décède, tranquillement…  Je ne sais plus combien de fois je dis « j’en peux plus ». Je suis dans la phase, vous savez (si vous ne savez pas, ne lisez pas) où je me disais que tant pis, je voudrais qu’on m’ouvre le ventre, qu’une césarienne serait pas mal si elle se fait tout de suite, que je n’aurai plus mal. J’essaie de m’auto raisonner (oui y’a du brainstorm en moi à ce moment là, j’essaie de me faire diversion !), c’est quand même con de vouloir ça, mais en vrai, aie quoi ça fait mal putain, heureusement qu’on oublie, mais j’te jure cette fois là j’oublierai pas, non non hors de question d’en faire un 3è, ou alors on attendra les progrès de la science et la gestation du père… –délire total-

Il est 16h30, le médecin revient. « Oh je suis un peu en retard, désolé » il dit avec un grand sourire. Si je pouvais je lui mordrais la gorge. Et je prie, j’attends son verdict comme un accusé risquant la peine de mort. « Oh c’est bien, vous avez bien travaillé ! ». VICTOIRE !!!!!!!!!!!!!

Alors je ne cesse de demander si l’anesthésiste a bien été prévenu. « il va venir hein ? », « il arrive quand ? », « pourquoi il vient pas ? »… je suis soûlante, je le sais ! Et mon sauveur, sous la forme d’une ravissante jeune interne, arrive sur les coups de 17h15. Après des préparatifs qui semblent durer des heures, la piqure magique entre dans mon dos (« attention ça va un peu piquer » Mwouhahaha vas-y pique moi, à côté des contractions tu pourrais m’amputer d’un bras que je sentirai rien, alors ton aiguille comment te dire !), et tout de suite, c’est l’extase. AAAAAHHHHHHHHH PUTAIN C’QUE CA VA MIEUX !!!!!!! J’ai l’impression de reprendre visage humain, j’arrête de grogner et je souris même ! Mari est content. La petite étudiante sage-femme qui nous assiste depuis le début aussi je pense 😉

Alors maintenant on fait quoi ? Bah on continue d’attendre. Ce que je fais de bonne grâce avec ma péri d’amour. Mari en profite pour me montrer mon téléphone, et les dizaines de messages qui m’attendent, ça met du baume au cœur !

Puis je vois débarquer la moitié de l’hôpital dans la salle. 3 sages femmes titulaires, 2 internes, 2 étudiants, l’obstétricien. On m’explique que tout va bien, mais que Bébé nous fait des petites surprises (entendez, en langage non censuré pour femme sur le point de pondre, son cœur ralentit à chaque contraction) donc on surveille. Puis on s’inquiète que je ne sois toujours qu’à 6. Alors l’obstétricien me prévient qu’il va peut-être me faire mal. Ce à quoi je réponds « oh non j’ai ma péri allez-y ! ». Et lui de m’appuyer sur le haut du ventre, avec son poing, et clairement, vu sa tête, de toutes ses forces. Bon, je me rends bien compte que c’est pas génial comme pratique, limite barbare, mais si ça aide… Et ça aide ! Je passe de 6 à 9 en quelques secondes. Il me dit, avec un sourire conquérant : « c’est bon, vous accoucherez ce soir par voie basse Madame ! » YOUHOU !!!!

A 20h, tout le monde revient. « Allez Madame, c’est le moment ! » Ah OK, cool. Moi qui avait du réclamer à corps et à cri que quelqu’un vienne pour Fiston parce que je le sentais venir, là on me donne le go. Je suis plus que prête (pensez, ça fait 22h que j’ai perdu les eaux !).

Et arrive le meilleur moment de l’accouchement. Parce que tu sais que tu vas voir ton bébé dans quelques minutes. Et parce que tu ris devant tous ces gens qui te félicitent « c’est bien, c’est bien, bravo, vous poussez très bien, c’est très bien ce que vous faites » Ah ah ah, je revois 5 ou 6 paires d’yeux autour de moi me répéter que c’est merveilleux ce que je fais !! Epitaphe d’LN : une chef à la poussée !

20h06 : ELLE EST LA !!! Elle est toute rose, elle est énorme (enfin à mes yeux !), et elle crie fort !!!!  Je ne sais pas définir ce que j’ai ressenti à ce moment là. Une vague d’amour, oui. Un énorme soulagement, c’est certain. Je crois juste du bonheur en fait. Ca y est, on a réussi, on l’a notre Bébé !

15 10 2013

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Le changement c’est maintenant

2 Juil

– ceci n’est pas un billet politique –

 

Il y a 6 mois, jour pour jour, je commençais mon nouveau boulot. L’amorce timide d’une nouvelle expérience…

Aujourd’hui, je m’installe dans mon nouveau logement. La concrétisation larmoyante d’une nouvelle vie.

 

Etape 1 : grosse chouine

J’ai donc quitté ma maison chérie. Le premier logement qu’on ait choisi ensemble, le premier qu’on ait acheté.derrière

La maison sur le seuil de laquelle tout récent Mari m’a porté pour jouer la tradition à fond. La maison où on a planté notre arbre de mariage en signe d’ancrage à jamais.

La maison ou j’ai senti Fiston grandir en moi, et où il est arrivé, dans son petit couffin. Le palier que j’ai arpenté mille fois lors de ses réveils nocturnes.

La maison qu’on avait idéalisé, où on avait réalisé des travaux pour la rendre parfaite.

MA MAISON BORDAYL !!!!

Le truc voyez-vous, c’est que dans ces moments-là, on ne voit plus que ça : mais pourquoi je quitte ça ? Pourquoi je fais vivre à Mari, à Fiston (et à moi aussi) un tel changement ? Pour un boulot sérieux ? Mais quel égoïsme ! J’avais juré de plus faire passer le boulot avant le reste !

Mais j’ai un Mari formidable (du love dans mes yeux et dans mon cœur là). Qui me console. Qui me dit qu’il est heureux de partir (même si je sais que c’est pas vrai). Qui me dit que notre nouvelle vie va être vraiment bien. Alors ça me permet de passer à l’étape 2.

 

Etape 2 : positive attitude

J’ai donc récupéré les clés de notre appartement. Plein centre-ville, il est super bien placé (critère de choix selon mari : à 50 mètres d’un Quick ; yeurk ! Critère de choix selon moi : à 100 mètres d’un H&M : danger !).

Mais c’est un appartement, j’ai plus de jardin alors qu’il commence à peine à faire beau (bouhhhh… fuck la chouine revient !).

Je vais découvrir le bonheur d’être à 5 minutes à pieds du bureau.

Fiston va aller dans une bonne école.

On va se faire de nouveaux amis (et en perdre aussi, bouhhhhh… stp ! c fini l’étape 1 on a dit!).

On va habiter à 1h de la mer (mais l’eau elle est froide qd même là-bas !).

Mon job me convient vraiment (mais vais-je le retrouver en rentrant de congé mater ?).

 

Comme tu le vois, suis pas encore à bloc sur l’étape 2, reste un peu de taf.

Gageons que mes dernières réticences tomberont quand je verrai Mari et Fiston débouler vendredi soir, et que je réaliserai enfin que nous allons à nouveau vivre tous ensemble !

Ces moments où tu es juste heureuse

28 Mar

titoon-10c_BRSA009_futur_grand_frere_1Je ne crie pas victoire, bien trop peur pour ça. Mais je dois avouer que je commence sincèrement à y croire, à cette grossesse. Je suis dans la 11ème SA, et ça, ça m’était pas arrivé depuis bien longtemps… plus de 5 ans en fait.

Ca commence à être réel… Dans ma tête. Dans mon cœur. Et dans mon tour de taille aussi.

Il manquait néanmoins une chose que pour que tout ceci devienne une vraie et belle aventure familiale. L’annoncer à Fiston.

Mari et moi n’étions pas forcément d’accord sur LE moment. Pour lui, il valait mieux attendre, les enfants sont si impatients, le dire trop tôt c’est risquer de le frustrer sur une trop longue attente. Pour moi, il était hors de question que Fiston l’apprenne après d’autres personnes, il méritait de savoir. Et puis lui annoncer, c’est une énorme preuve de confiance en cette Crevette, en sa force, sa vitalité, et aux chances de la voir arriver sous la forme d’un beau bébé dans 7 mois.

Ce week end, je n’y tiens plus. Je dis à Mari qu’on lui annoncera. Après ma sieste (faut pas déconner, besoin d’être en forme !).

Fiston me voit enlever mon pantalon pour me mettre au lit, et me dit « bah dis donc maman, t’as un gros ventre ! ». Ca, c’est fait !

Alors, je lui dis. Tu sais pourquoi maman elle a un gros ventre ? (je tiens ici à préciser que le « gros » ventre, c’est toutes proportions gardées, hein !) C’est parce qu’il y a un bébé dans mon ventre !

La réponse de Fiston ne se fait pas attendre : avec un IMMENSE sourire, il me dit : « Déjà ? » Et là, je l’aime d’un Amour infini mon Fiston ! Il est content ! Il a compris quand je lui avais expliqué mes FC, en lui disant que le petit frère ou la petite sœur était en retard. Donc là, finalement, ça lui semble pas si en retard que ça. Qui a dit que le temps passait plus vite pour les enfants ?

Et d’enchainer : « Alors je vais avoir un petit frère ou une petite cousine ? » A peu de choses près c’est ça oui mon p’tit cœur !

Puis il part en fous rires. Il me fait des câlins, saute sur son père, rit à gorge déployée. Il est heureux !!!

On ne veut pas en faire trop, donc on ne lui en parle plus. On passe la journée de dimanche avec de la famille, je me demande s’il va en parler. Rien. Je me dis qu’il est peut-être passé à autre chose. Et puis, les invités à peine partis, il me demande quand arrivera le bébé. « Quand j’aurai 8 ans ? » « Non Chéri, quand tu auras 5 ans ½ ». Et il réfléchit à haute voix à plein de choses. Au fait que le bébé pourra jouer avec son petit cousin (le fils de mon frère qui va avoir 1 an) parce que c’est tous les 2 des bébés. Mais que lui aussi il jouera avec. Et que ça serait bien que ce soit une petite sœur. « Et ca veut dire que je suis un grand frère ? Ah ouais, je connais, c’est bien ça ! »

Que du Love…

J’ai un truc à vous dire…

14 Fév

Alors voilà comment j’envisageais mon avenir proche.

Puisque bébé veut pas venir, bah autant faire autre chose de ma vie hein, on verra plus tard. Ce sera boulot  à fond. Alors je me dis qu’on va « faire attention » quelques mois, histoire de m’installer dans mon job et pis de finir la période d’essai quand même ! Ca fait bientôt 3 ans qu’on attend, on est plus à quelques mois près.

Ouais, mais ça, O_o, quelle audace, c’était faire des plans ! Mais Dame Nature n’aime pas du tout qu’on décide à sa place. Elle aime faire des surprises, bonnes ou mauvaises. Et donc là, va savoir pourquoi, elle décide que c’est peut-être ben le moment de me jouer un petit tour.

Alors que je ne m’y attends pas, j’ai du retard. Je me connais très bien, je commence à savoir reconnaitre les signes qui ne trompent pas. Mais je ne peux pas y croire. J’achète un test, alors que je sais déjà. Mais je n’arrive pas à me résoudre à le faire. Parce qu’une fois que j’en aurai confirmation, c’est une cascade d’interrogations qui va s’abattre sur moi. Mais on ne peut pas passer son temps à reculer ; va bien falloir que je décide à aller faire mon pipi. Et la 2ème petite barre s’affiche. Voilà, je suis enceinte !

Ah, mais c’est pour ça que je suis si claquée !!

Ah, mais c’est pour ça que mes pantalons semblent si serrés (comment ça, pas déjà ?!) !

Déboussolée je suis. Parce que :

1 : je ne m’y attendais pas. Bah oui, on était censés faire attention. Et là vous vous dites que c pas étonnant qu’on ait eu tant de mal à faire un bébé jusqu’ici vu comment j’ai l’air douée pour calculer la bonne période ! Je précise pour la compréhension que notre héroïne est blonde…

2 : j’ai peur. Très peur. D’une énième fausse couche. Une prise de sang s’imposait. Le taux est bon. Ça commence bien. Mais je me souviens aussi de la rentrée 2011 ; qui m’avait amené un joli taux HCG, et qui m’avait emplie d’une confiance… qui a été rudement mise à sac par une fausse couche qui s’est terminée à l’hôpital, et qui m’a énormément blessée puisque j’avais osé me laisser aller à espérer.

Je vais essayer de ne pas faire la même erreur. Ce qui signifie ne pas espérer. Ce qui signifie avoir peur. Je me protège, mais y’a quand même plus joyeux comme début de grossesse…

3: je viens de commencer un boulot. LE boulot que je pensais ne jamais réussir à décrocher. Et pour lequel je fais beaucoup de sacrifices. J’y suis depuis moins d’un mois et demi. Encore plus de 2 mois et demi de période d’essai. Je fais quoi ? Quelle que soit la date de l’annonce (si annonce à faire il y a), elle sera vue comme une trahison par ma hiérarchie. Je n’avais pas prévu de bosser dans ces conditions.

Ça, on a le temps d’y penser. J’espère juste ne pas passer ma vie aux toilettes à vomir (ça risque d’attirer leur attention, non ?). Et faudrait que j’arrête de bailler à longueur de journée.

C’est une excellente nouvelle. Au fond, tout au fond de moi, je suis heureuse. Mais j’ai si peur et je suis si perdue que je n’ose laisser passer même une infime partie de cette joie.

Je suis enceinte. Ce qui, pour moi, est loin de vouloir dire que je vais avoir un bébé.

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Pendant que tu tweetes, qu’est-ce que tu fais pas ? (pour les Blues Blogueurs)

10 Fév

twitter-geek1Moi, vous voyez, j’ai une sorte de maladie. La tweetonite. Ça m’a pris un beau jour d’avril, quand je me demandais pourquoi ce machin intéressait tant de gens. J’ai voulu comprendre. Je me suis inscrite. Je suis tombée dedans…

Et twitter a pris de la place dans mon quotidien. Me suis demandée à quoi je pouvais bien consacrer mon temps, avant. Donc, qu’est-ce que je ne fais pas quand je tweete ?

–          Je bosse pas.

Oui ça c’est plutôt un problème hein ? Débuter twitter en étant femme au foyer, ça donne de sacrées mauvaises habitudes…

Disons plutôt qu’au boulot, je peux accuser un certain manque de concentration. Peut’on considérer Twitter comme la pause café ou la pause clope (que je ne prends pas) ?

Ah oui, je précise que je ne suis pas community manager (ou un autre de ces postes qui me paraissent obscurs mais qui ont l’air cool parce qu’on dirait que t’es payée pour tweeter et facebooker !).

–          Je parle pas.

Enfin je veux dire que je parle pas à de vrais gens. Enfin pour de vrai, avec ma bouche quoi…

Est-ce que je me prive de lien social, comme le pensent les non-twittos ? Ou est-ce que j’en crée un autre (comme un pionnier tu vois, une sorte d’aventurier qui brave l’adversité et l’obscurantisme pour faire émerger la voie du progrès) ? (j’en fais un peu trop là non ?)

–          Je baise pas.

Je vous avoue que ça c’est un problème, hein !

Enfin je m’interroge que le sens du lien de cause à effet présentement…

Et puis, en fait c’est pas vrai, hein. On va dire que tweeter, c’est juste reculer pour mieux sauter (ah ah, jeu de mot toussa)

Surtout quand on essaie de faire un gamin. Ah non, on me souffle dans l’oreillette que c’est pas à cause de twitter que ça merdouille de ce côté, ouf, twitter aura pas tous les torts !

–          Je lis pas.

Un grand drame. J’adore lire (j’ai failli écrire « j’adorais » : deuil en marche ??). Mais là, plus du tout le temps ; plus du tout  l’envie. Une grande envie d’échanges a pris le dessus. La lecture en tant qu’activité solitaire ne me tente plus. Je préfère m’évader en interagissant avec d’autres gens, plutôt qu’ en me renfermant sur moi.

C’est un problème pour ma culture, mais le raisonnement de fond est peut-être finalement positif ? (non ? dites oui svp !)

–          Je ne regarde plus la télé.

Enfin là, je vois pas le problème.

Tout ça pour vous dire que j’ai pris le temps de découvrir, et que je prends toujours ce temps pour échanger avec vous,  et apprécier plus encore ces liens étranges, crées avec de parfaits inconnus, mais qui comptent tant pour certains !

#TeamBisounours

Et vous, qu’est-ce que vous ne faites pas pendant que vous tweetez ?