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La reprise après bébé…. c’est aussi dur qu’on le dit

25 Fév

MechantsPatronsV

C’est l’histoire d’une reprise de boulot. Après un congé maternité. En langage de l’entreprise ça veut dire après la trahison ultime. Je veux bien admettre que les circonstances n’étaient pas les meilleures : embauche au 2 janvier sur une création de poste, test pipi positif le 28 janvier, annonce au beau milieu de ma période d’essai. OK, ça a été un peu embêtant pour mon patron, qui a du expliquer à son propre supérieur qu’il avait recruté une pondeuse. Une opportuniste qui a fait exprès de se faire mettre en cloque une fois le CDI signé. Mwouhahaha. Bref.

Après 6 mois de congé, la jeune, jolie (bah quoi ?) et motivée salariée reprend le chemin de son bureau avec entrain. Oui, parce que la jeune, jolie et motivée salariée avait vraiment envie de retourner travailler. C’est un autre sujet, un autre débat, mais rester à la maison avec bébé ne lui convenait pas vraiment, c’est donc avec plaisir qu’elle retournait s’aérer les cheveux et le cerveau.

Sauf qu’elle n’est pas bête, et qu’elle savait bien que ça ne serait pas de tout repos. Que l’accueil risquerait d’être plutôt froid.

Et bien elle n’a pas été déçue la jeune, jolie et motivée salariée ! Pour être froid, l’accueil !! Un sacré blizzard ! Heureusement qu’elle était armée des bonnes ondes de tous ses amis (#love).

Ça commence par un chef qui dit pas bonjour (« tiens, t’es là ? Je pensais pas que tu serais là ! » ????). Et qui annonce, presque fièrement, qu’il n’a rien préparé pour son retour, et que de toute façon aujourd’hui il est débordé il a pas le temps de la recevoir. Merci, ravi de te retrouver moi aussi… Lesson one : ignorer la traitresse.

Ça continue par un bureau sans ordinateur. Personne ne sait où il est. Personne n’a été prévenu qu’il allait être utile dans ce bureau déserté depuis siiiii longtemps. Et donc une jeune jolie et motivée salariée qui se retrouve à errer dans les couloirs (à claquer des bises à ses collègues !) sans pouvoir rien faire. Lesson two : humilier la honteuse.

Enfin, un joli petit mail arrive dans l’après-midi (non non, ne crois pas que la jeune, jolie et motivée salariée a retrouvé son poste de travail, non… Elle a juste son blackberry, qu’elle a consulté tous les jours pendant tout son congé maternité (motivée on a dit !)). Un mail qui l’informe qu’elle sera « convoquée » le lendemain dans le cadre d’ « une enquête interne ». Lesson three : destabiliser l’insolente.

On peut rajouter à ça un détail, pas grand-chose hein, mais qui veut tout dire. Une histoire de séminaire d’équipe, où le chef a interdit que la jeune, jolie et motivée salariée soit invitée.  Lesson four : punir l’ingrate.

Et il se croit fort le chef. Ah ah ah AH AH !

Y’a juste un souci. On a dit que la salariée était motivée! Si si, presque coute que coute. Le couteau entre les dents si il faut, mais elle aime son travail, et elle entend bien le faire ! Elle a pas envie de faire du militantisme, mais franchement, ON EST EN 2014 LES MECS, Z’EN AVEZ PAS RAS LE BOL DE FAIRE CHIER LES FEMMES A CAUSE DES GROSSESSES ????

Et la jeune, jolie et motivée salariée a une chance infinie, c’est d’être entourée et soutenue par ses collègues. Des collègues qui lui souhaitent la bienvenue, à coup de mails et de coups de fils plus qu’éloquents. Des collègues qui prennent son parti, en refusant de participer au séminaire par solidarité. Des collègues qu’elle adore. Et alors la jeune et jolie salariée se souvient pourquoi elle est aussi motivée.

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Le changement c’est maintenant

2 Juil

– ceci n’est pas un billet politique –

 

Il y a 6 mois, jour pour jour, je commençais mon nouveau boulot. L’amorce timide d’une nouvelle expérience…

Aujourd’hui, je m’installe dans mon nouveau logement. La concrétisation larmoyante d’une nouvelle vie.

 

Etape 1 : grosse chouine

J’ai donc quitté ma maison chérie. Le premier logement qu’on ait choisi ensemble, le premier qu’on ait acheté.derrière

La maison sur le seuil de laquelle tout récent Mari m’a porté pour jouer la tradition à fond. La maison où on a planté notre arbre de mariage en signe d’ancrage à jamais.

La maison ou j’ai senti Fiston grandir en moi, et où il est arrivé, dans son petit couffin. Le palier que j’ai arpenté mille fois lors de ses réveils nocturnes.

La maison qu’on avait idéalisé, où on avait réalisé des travaux pour la rendre parfaite.

MA MAISON BORDAYL !!!!

Le truc voyez-vous, c’est que dans ces moments-là, on ne voit plus que ça : mais pourquoi je quitte ça ? Pourquoi je fais vivre à Mari, à Fiston (et à moi aussi) un tel changement ? Pour un boulot sérieux ? Mais quel égoïsme ! J’avais juré de plus faire passer le boulot avant le reste !

Mais j’ai un Mari formidable (du love dans mes yeux et dans mon cœur là). Qui me console. Qui me dit qu’il est heureux de partir (même si je sais que c’est pas vrai). Qui me dit que notre nouvelle vie va être vraiment bien. Alors ça me permet de passer à l’étape 2.

 

Etape 2 : positive attitude

J’ai donc récupéré les clés de notre appartement. Plein centre-ville, il est super bien placé (critère de choix selon mari : à 50 mètres d’un Quick ; yeurk ! Critère de choix selon moi : à 100 mètres d’un H&M : danger !).

Mais c’est un appartement, j’ai plus de jardin alors qu’il commence à peine à faire beau (bouhhhh… fuck la chouine revient !).

Je vais découvrir le bonheur d’être à 5 minutes à pieds du bureau.

Fiston va aller dans une bonne école.

On va se faire de nouveaux amis (et en perdre aussi, bouhhhhh… stp ! c fini l’étape 1 on a dit!).

On va habiter à 1h de la mer (mais l’eau elle est froide qd même là-bas !).

Mon job me convient vraiment (mais vais-je le retrouver en rentrant de congé mater ?).

 

Comme tu le vois, suis pas encore à bloc sur l’étape 2, reste un peu de taf.

Gageons que mes dernières réticences tomberont quand je verrai Mari et Fiston débouler vendredi soir, et que je réaliserai enfin que nous allons à nouveau vivre tous ensemble !

J’ai un truc à vous dire…

14 Fév

Alors voilà comment j’envisageais mon avenir proche.

Puisque bébé veut pas venir, bah autant faire autre chose de ma vie hein, on verra plus tard. Ce sera boulot  à fond. Alors je me dis qu’on va « faire attention » quelques mois, histoire de m’installer dans mon job et pis de finir la période d’essai quand même ! Ca fait bientôt 3 ans qu’on attend, on est plus à quelques mois près.

Ouais, mais ça, O_o, quelle audace, c’était faire des plans ! Mais Dame Nature n’aime pas du tout qu’on décide à sa place. Elle aime faire des surprises, bonnes ou mauvaises. Et donc là, va savoir pourquoi, elle décide que c’est peut-être ben le moment de me jouer un petit tour.

Alors que je ne m’y attends pas, j’ai du retard. Je me connais très bien, je commence à savoir reconnaitre les signes qui ne trompent pas. Mais je ne peux pas y croire. J’achète un test, alors que je sais déjà. Mais je n’arrive pas à me résoudre à le faire. Parce qu’une fois que j’en aurai confirmation, c’est une cascade d’interrogations qui va s’abattre sur moi. Mais on ne peut pas passer son temps à reculer ; va bien falloir que je décide à aller faire mon pipi. Et la 2ème petite barre s’affiche. Voilà, je suis enceinte !

Ah, mais c’est pour ça que je suis si claquée !!

Ah, mais c’est pour ça que mes pantalons semblent si serrés (comment ça, pas déjà ?!) !

Déboussolée je suis. Parce que :

1 : je ne m’y attendais pas. Bah oui, on était censés faire attention. Et là vous vous dites que c pas étonnant qu’on ait eu tant de mal à faire un bébé jusqu’ici vu comment j’ai l’air douée pour calculer la bonne période ! Je précise pour la compréhension que notre héroïne est blonde…

2 : j’ai peur. Très peur. D’une énième fausse couche. Une prise de sang s’imposait. Le taux est bon. Ça commence bien. Mais je me souviens aussi de la rentrée 2011 ; qui m’avait amené un joli taux HCG, et qui m’avait emplie d’une confiance… qui a été rudement mise à sac par une fausse couche qui s’est terminée à l’hôpital, et qui m’a énormément blessée puisque j’avais osé me laisser aller à espérer.

Je vais essayer de ne pas faire la même erreur. Ce qui signifie ne pas espérer. Ce qui signifie avoir peur. Je me protège, mais y’a quand même plus joyeux comme début de grossesse…

3: je viens de commencer un boulot. LE boulot que je pensais ne jamais réussir à décrocher. Et pour lequel je fais beaucoup de sacrifices. J’y suis depuis moins d’un mois et demi. Encore plus de 2 mois et demi de période d’essai. Je fais quoi ? Quelle que soit la date de l’annonce (si annonce à faire il y a), elle sera vue comme une trahison par ma hiérarchie. Je n’avais pas prévu de bosser dans ces conditions.

Ça, on a le temps d’y penser. J’espère juste ne pas passer ma vie aux toilettes à vomir (ça risque d’attirer leur attention, non ?). Et faudrait que j’arrête de bailler à longueur de journée.

C’est une excellente nouvelle. Au fond, tout au fond de moi, je suis heureuse. Mais j’ai si peur et je suis si perdue que je n’ose laisser passer même une infime partie de cette joie.

Je suis enceinte. Ce qui, pour moi, est loin de vouloir dire que je vais avoir un bébé.

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En Janvier, vous faites quoi vous? (ma contribution pour les Blues Blogueurs)

27 Jan

Janvier, c’est le mois des bonnes résolutions. Bah, voyez, je dois trouver ça un peu fadasse. Moi en janvier, je change de vie.

En janvier 2012, je décide de changer de vie. Je décide de vendre ma société.

C’était plus possible, je bossais beaucoup trop. Je me suis flingué la santé.

Je n’ai pas vu, pas considéré,  ni Mari, ni Fiston pendant des mois. J’étais complètement dans mon monde.

Alors je m’exécute. Je vends. Et je me sens mieux ! Incroyable, une des meilleures décisions de ma vie ! Je me sens libérée ! Une nouvelle vie s’ouvre à moi, je peux multiplier les projets, je me sens revivre !

En janvier 2013, je décide (encore) de changer de vie. Et puis, tant qu’à faire, on fait pas les choses à moitié hein !

Je reprends le travail.

C’était plus possible, je ne me reconnaissais plus, mère au foyer ce n’était pas pour moi.

Je voyais beaucoup trop Fiston, j’ai eu peur que ça dégrade notre relation (ça vous parait bizarre ?). Je ne voyais pas plus Mari qui en profitait pour travailler plus.

Alors je prends les choses en main. CV, lettres de motivation, entretiens. Je cherche une perle de job dans une mer de mauvaises annonces. Puis je trouve.

Et je change de région. LE poste n’est pas vers chez moi. Mais à 170 km.

Et je change de quotidien. Le soir, je ne rentre pas chez moi retrouver ma vie de famille, je rentre dans mon petit studio découvrir une vie de célibataire sans contraintes.

Et je me sens mieux ! Une nouvelle vie s’ouvre (à nouveau) à moi, je peux (plus que jamais) multiplier les projets, je me sens (sincèrement) revivre !

Si j’avais tout de même une bonne résolution, ça serait de tenter de me calmer pour l’année prochaine. C’est vivifiant, mais épuisant ces ascenseurs émotionnels.

Et surtout que je ne refasse pas les mêmes erreurs. Aujourd’hui, je me rends compte que je risque de bosser beaucoup trop. De me flinguer la santé. De ne pas voir ni Mari ni Fiston pendant des mois… Le supporterais-je mieux aujourd’hui qu’il y a 2 ans ?

On croise les doigts. Allez, après cette année, promis, j’arrête de changer de vie.

Recherche appartement

21 Déc

Stephane Plazza ne m’a pas aidé. Thanks God! Non, moi c’est la Chambre de Commerce de Picardie qui m’a aidé. Apparemment, la Picardie est teeeeeellement attrative, que lorsqu’une personne envisage de s’y installer, on l’aide au maximum avec une assitance à la recherche de logement, l’inscription des enfants aux écoles/crèches, recherche d’emploi pour le conjoint si besoin (à préciser que pour le conjoint qui s’ennuie, on prévoit des ateliers cuisine, coutures, et autres réjouissances très éloignées du concept anti-sexiste!)…

Me voilà ce mardi 18 décembre 2012, à Amiens, avec une jolie liste d’appartements à visiter concoctée par la CCI. Au pas de charge, un rendez-vous toutes les 30 minutes. (petit apparté: crapahuter toute la journée dans une ville inconnue, et pavée, avec des talons et un tailleur, n’est PAS une bonne idée)

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Je me sens excitée comme une ado. Je suis l’étudiante indépendante que je n’ai jamais été. Je cherche mon petit chez moi, mon futur cocon où me réfugier après une longue journée (et où pleurer tranquillement l’absence de mes amours).

Mais l’excitation retombe vite. Les logements sont froids. Je cherche un meublé pour le côté pratique mais m’imaginer sur ce canapé qui n’est pas le mien, dans ce lit où d’autres se sont alanguis avant moi, me donne des frissons désagréables.

Les visites défilent, rien ne me plait. Je me trouve chiante, ça ne peut être que ça. Sans être inhabitables, certains biens me repoussent de façon épidermique. Mais honnêtement, vou auriez envie de vivre là dedans?

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(OK, je ne prends en photo que des cuisines, mais dans un studio hein, c’est la pièce la + parlante, non?)

Alors je finis par trouver un appart pas trop mal. Mimi tout plein en fait. Il a un énorme inconvénient pour moi, mais le reste est top, donc je décide d’arrêter d’être chiante. Il ets entièrement refait à neuf. Je dois être snob, je trouve que le neuf ça n’a pas de prix. C’est quand même plus accueillant, non?

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Je confirme à la propriétaire que je le veux. Et là, commencent les emmerdes…

« Bon, Mme Moitoutetrien, on a pas parlé de votre situation, vous avez un garant? » « …???!?? » Là, je prends conscience de la galère que connait toute personne qui cherche une logement en location. Je comprends que les propriétaires veulent de la sécurité, cherchent à se rassurer avec le maximum de garanties. Mais bon, faut pas être obtus non plus. Je vais pas demander à mes parents d’être garants (surtt que mes parents, ah ah, c’te bonne blague, bref). Je lui explique ma situation, comme quoi je trouve ça un peu « ridicule » de me demander un garant. Elle ne s’offusque pas (trop). Mais elle buggue quand même un peu quand je lui dis que j’ai 4 mois de période d’essai. Je la rassure en lui disant que si je ne suis pas confirmée, je ne vais pas rester dans son appartement à ne pas payer le loyer, je vais juste rentrer chez moi hein! Je vous passe les interrogation quant à la tranquilité des voisins quand j’évoque que mon mari et mon fils viendront peut-être de temps en temps (« mon fils a 5 ans, il fait ses nuits et ne hurle pas, ne vous inquiétez pas… »).

Y’a aussi un problème sur le loyer. Qui n’est pas le même que celui qu’on m’avait indiqué. Bon, la proprio est ennuyée, mais elle veut bien me louer au prix que j’avais. OK, merci….

Et enfin, contrairement à ce qui était prévu, l’appartement n’est pas dispo le 2 janvier comme je le voudrais. Mais la propriétaire essaie de trouver une solution. Au bout de 2 jours de tractations, la solution sera 10 jours pour moi à l’hôtel, hôtel qu’elle m’a pré-réservé, et pour lequel elle négocie un tarif préférentiel. Merci, c’est sympa.

Voilà, on en est là. J’ai envoyé mon dossier, j’attend le retour du bail. Vous croyez que quand ça commence comme ça, c’est mal parti pour la suite? Ceci dit, très bon plan marketing: au début moyennement emballée, maintenant je le veux à fond cet appart!!

Y’a plus qu’à signer en bas

19 Nov

Voilà. Il semblerait que j’aie trouvé du boulot.

Rien n’est signé encore, mais bon, à moins d’un énorme coup de grisou, je suis officiellement sortie des stats du Pole Emploi à compter du 1er janvier 2013.

Je vous ai relaté le 1er entretien. Deux autres ont suivi.

Un premier entretien à 2 contre 1. Potentiel supérieur hierarchique + DRH. Asticotage opérationnel d’un côté, questions pièges de l’autre.

Finalement peu d’enjeu pour moi, donc je me sentais assez détendue. Pourquoi peu d’enjeu? Un poste à Amiens. A juste 160 bornes de chez moi. Et je l’aime mon chez moi. Donc je vais à l’entretien parce que le poste est terrible, et que je me demande si je peux réellement l’avoir. C’est tout.

L’entretien se passe bien. Les questions types de la RH m’agacent un peu. Certaines clichés (« Comment vivez-vous les échecs? Citez moi en un »), d’autres plus opportunes (« Et pourquoi vous avez abandonné la société que vous avez créée? »…. c’est pas le moment de parler des fausses couches hein!).

Et quand on aborde le sujet « Avez-vous des enfants? », je m’attend à un petit blocage. Plus compliqué d’embaucher une trentenaire maman d’un enfant de 4 ans (ça clignotte sur mon front le congé mater qui va arriver, non?). Et leur réaction me surprend plus que tout: « Alors on va essayer d’arranger un peu vos horaires pour que ce soit moins compliqué pour vous ». Rêve??

On me prévient qu’ils reçoivent 2 autres candidats dans la journée. Bon. Suis pas 100% satisafite de moi, mais ça s’est globalement bien passé. Le poste me tente franchement bien. J’ai presque envie qu’ils me disent non pour que j’évite de me poser 1000 questions sur comment organiser ma vie si finalement je prends le poste.

Et le lendemain, j’ai un appel. RDV avec un Membre du Directoire. Quelques jours + tard. Putain, ça va vite! Putain, ça veut dire que je les interesse. Putain ça veut dire que je dois réfléchir vite vite pour savoir si je veux ce poste! Putain, je stresse!!

ENORME brainstorming avec Mari le we. Je fais quoi? Plus j’y réfléchis, plus je me dis que je veux ce poste, que c’est une super opportunité, que je risque de le regretter longtemps si je refuse (vu les débuts plutôt amorphes de ma recherche d’emploi et les prespectives). Mais c’est loin quoi! Ca veut dire déménager. J’ai pas envie de déménager, je viens de me taper 6 mois de travaux chez moi! Et puis j’arrive enfin à me faire quelques amis sur place, une vie sociale locale, Fiston est bien dans son école, avec ses copains, etc. Mari m’aide beaucoup, à prendre conscience que ça ce n’est rien. Que Fiston ne souffrira pas du déménagement, que la plupart des gens déménagent de toute façon un jour! Et que c’est surement l’occasion de vivre dans une zone un peu plus protégée, un environnement plus accueillant pour nos enfants.

J’en conviens. Ca serait une occase pro et aussi perso. Mais quand même, je risque de vivre l’enfer pendant la période d’essai (évidemment on va pas changer de vie si je me fais lourder dans 2 mois hein!). Parce que là, juste impossible de faire les allers retours quotidiens. Donc il em faudra un logement sur place. Et je ne verrai plus mon fils et mon mari tous les soirs. J’aime Mari de tout mon coeur, mais j’avoue que c’est surtout lorsque je pense à Fiston que mon coeur se serre et mes larmes coulent. Je ne lui ferai plus le calin-bisou avant le dodo, je ne lui ferai plus le bisou en le déposant à l’école.

Le dernier RDV arrive. Au début plus que froid: « Ceci sera votre dernier entretien, donc le plus important. Vous devez me convaincre. » Il m’a fait la liste de toutes les objections que je pourrai avoir, de toutes les contraintes que j’aurai sur le dos (« Vous étiez indépendante, là vous aurez une hierarchie, des process… ca risque d’être dur pour vous. » Comment lui dire que je rêve d’avoir un patron, des horaires, un salaire fixe. Un bouton off quand on quitte le bureau quoi!). Et puis l’entretien se détend. je crois qu’il m’aime bien (je souris beaucoup faut dire).

Quand il me demande si j’ai des enfants, il devient rêveur « c’est merveilleux à cet âge là.. », et le miracle se reproduit: « Bon, vous venez de loin, on trouvera comment adapter vos horaires à votre vie de famille ». J’en reste bouche bée. Et je me dis que je veux bosser avec des gens qui pensent ça. J’ai passé ma vie à cacher ma famille, à faire comme si mon boulot était toute ma vie, parce que c’est ce qu’on attendait de moi, dans un milieu froid, déshumanisé, ou plutôt détaché des « contraintes matérielles ». Ici ce sont des vrais gens, avec des vraies vies. Je veux en faire partie!

L’entretien se termine par « Je vous fais envoyer le contrat. » Et quand un Membre du Directoire prend le temps de vous raccompagner en bas de l’immeuble, on se dit que vraiment, ça va le faire…

Donc, en à peine une semaine, je suis passé de  « no way » à « Amiens me voilà! ».

J’ai beaucoup pleuré, et je vais encore beaucou pleurer. Mais je crois sincèrement que c’est un mal pour un bien.

Je compte sur vous quand je me sentirai si seule dans mon petit studio loin de mes Amours!

Un entretien d’embauche

16 Oct

Lundi 15 octobre 2012. Premier entretien d’embauche depuis plus de 7 ans. Un tout petit peu de pression…

Cabinet de recrutement. Je dois voir un des associés (pas un des 12 consultants, non, THE boss). Un petit peu plus de pression… Et je vois dans la salle d’attente un bouquin, écrit par LUI, sur MON métier ! C’est plus de la pression là…

Amis chercheurs d’emploi, membres de cette grande famille, voici un petit florilège, non exhaustif, des questions auxquelles j’ai eu droit. Je vous préviens, il n’a pas été méchant, ni piégeur.

M’avait été présentée dans la salle d’attente une fiche de poste. Première question : « Avez-vous des questions sur le poste ? ». Ca m’a surpris (je croyais que c’était à la fin ça !), mais j’avais bien pu noter que la « description job » datait de fin 2011, j’ai donc demandé s’ils cherchaient depuis vraiment si longtemps (je crois que c’était une bonne question vu sa tête et sa longue réponse).  Important : se positionner non pas comme quelqu’un qui cherche un travail, mais comme quelqu’un qui a des services à apporter à cette société, si vous le voulez bien. Ca change l’ambiance…

« Racontez-moi votre parcours ». Donc là tu dois raconter TOUT ton parcours, en étant clair sur tes missions, sans être trop long, ni pas assez, et surtout sans être chiant. Prévoir des petites anecdotes !

« Quel est le projet dont vous êtes le plus fier dans votre parcours professionnel ? ». Eh oui, toujours avoir une belle histoire à raconter. Le mieux, bien évidemment, étant d’avoir réalisé quelque chose qui apporterait tant au poste que vous vous proposez d’occuper ! 😉

« Dans quelle dimension de votre fonction vous sentez-vous le plus à l’aise ? », puis son corolaire « Quels sont les aspects de vos missions que vous aimez le moins? ». Ces questions là sont très compliquées, préparez-vous bien à l’avance !

«Au cours de vos différentes expériences professionnelles, quelles compétences acquises vous semblent le plus aisément transposables dans le poste proposé ?  D’un point de vue technique ? Commercial ? Hiérarchique ? ». Je ne suis pas sure d’avoir compris si on parlait de compétences ou de savoir-faire (donc de qualités personnelles ou d’expériences professionnelles)…

Les grands classiques Qualités/ Défauts, mais pas demandés comme ça évidemment : « Quels atouts pouvez-vous mettre en avant pour convaincre de votre efficacité professionnelle ? », « Sur quels points de personnalités estimez-vous devoir progresser ? ». Indispensable de se préparer à ça. On trouve partout sur internet une liste des défauts dits « excusables » (le perfectionnisme, la modestie…). Ces questions ne sont pas en elles-mêmes déterminantes : ce n’est pas tant ce que l’on dit que la façon dont on le dit qui éclaire le recruteur…

Et le non moins classique : « Comment imaginez-vous votre avenir professionnel dans 2 ans ? 5 ans ? 10 ans ? ». Montrer son ambition, mais pas trop. J’aimerai être responsable de l’équipe que j’aurai pu constituer pour mener à bien cette mission et développer l’activité au sein du groupe. Je crois que c’était pas mal comme réponse 😉

Ah, j’allais oublier le plus important : « Quelles sont vos prétentions ? ». Je crois que c’est celle là la plus difficile. Pour moi en tout cas. Si vous n’avez pas confiance en vous, cette question vous perdra ! Moi par exemple, je donne une fourchette. Mon interlocuteur me regarde en faisant non de la tête, et me dit que je peux/ dois prétendre à bien plus. WHAT ?? C’est vrai ?? Non mais trop cool, merci, rien que pour ça je suis contente d’être venue ! J’ai un peu honte d’être si nulle en négo salariales, mais ça me servira à l’avenir ce genre d’infos !

Si au contraire vous pensez demander beaucoup, n’hésitez pas à gonfler un peu votre ancien salaire, pour que votre demande paraisse légitime. Pas trop quand même, tout peut se vérifier…

A mon grand plaisir, pas de questions lourdes sur mes projets perso. Ce Monsieur était bien trop avisé pour savoir qu’il est illégal de me demander si je compte lui poser un congé maternité dans les 6 mois.  Mais il m’a tout de même demandé, de manière innocente, vous voyez à la fin de l’entretien, quand on en est à plaisanter, « vous êtes mariée, vous avez des enfants, non ? Ah oui, un, il a quel âge ? ». Bah oui, il a voulu creuser un peu quand même, mine de rien…

Entretien très bien passé, très bien terminé. Suite au prochain épisode!