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Espoir

3 Juil

Il y a des jours noirs. « C’est la fin » on se dit, on se résigne, on fait avec. 

Et puis il y a un sursaut. Non, attends, sois patiente. Pourquoi tout bousculer? Laissons les choses arriver à leur rythme. On verra bien.

Et puis parfois, la bonne surprise… 

 
Cette fleur est apparue chez moi il y a une semaine.

Sur une base d’orchidée que je croyais morte. Plus rien depuis des mois, une tige qui mourrait, devenait rabougrie. Bon, tant pis, je dois vraiment être trop nulle pour ça, je fais crever toutes les fleurs que j’approche.

Et un jour, je vois cette merveilleuse fleur. Comme sortie de nulle part. Magnifique, épanouie! Comme si elle me disait: tu vois, rien n’est jamais perdu.

Cette fleur, qui s’est installée chez moi, porte un nom: espoir.

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C’est la vie?

12 Mar

C’est la vie, ou la schizophrénie?

Faire les montagnes russes avec ses émotions…
Passer de la bonne humeur à la morosité en un claquement de doigts,
De l’amour fou à l’énervement profond en un battement de cil.
Réussir tout juste à conserver ses joies, puis d’un coup tomber en tristesse et ne pas réussir à en sortir.

Vouloir tout et son contraire…
Souhaiter la passion fiévreuse, et attendre la romance apaisée,
Vouloir rentrer chez soi là bas, mais ne pas vouloir quitter son chez soi ici,
Avoir besoin d’être seule, et avoir peur d’être seule,
Rêver d’une grande famille, de fraternité, et de joyeux bordel, et soupirer en réfléchissant au terre à terre et au quotidien.

Parfois ne pas se comprendre…
Vouloir si fort être une bonne mère, en étant une si mauvaise fille,
Croire tout faire pour son couple et sa famille, et réaliser tout faire juste pour soi,
Marcher la tête haute, le pas décidé et le sourire confiant, puis s’effondrer dans le grand trou de l’absence de confiance en soi,
Se sentir douée et nulle l’instant d’après.
Penser bien faire puis toujours regretter.
Être perdue…

C’est la vie?

Envies

23 Juil

Envie de vivre à 100 a l’heure. De croquer la vie à pleines dents.

Envie de musique forte, très forte, de corps qui s’agitent, qui vibrent au rythme des basses, et de voix qui chantent à tue-tête.

Envie de cheveux au vent, de virées à moto, de balades nocturnes sur la plage, de repas à se damner.

Envie de sexe, de corps transpirants, de désirs incontrôlés, de plaisirs insensés.

Envie de découvertes fantastiques, envie de retrouvailles réconfortantes.

Envie de rires qui éclatent, envie d’assiettes qui éclatent.
Envie de vie.

Pendant que tu tweetes, qu’est-ce que tu fais pas ? (pour les Blues Blogueurs)

10 Fév

twitter-geek1Moi, vous voyez, j’ai une sorte de maladie. La tweetonite. Ça m’a pris un beau jour d’avril, quand je me demandais pourquoi ce machin intéressait tant de gens. J’ai voulu comprendre. Je me suis inscrite. Je suis tombée dedans…

Et twitter a pris de la place dans mon quotidien. Me suis demandée à quoi je pouvais bien consacrer mon temps, avant. Donc, qu’est-ce que je ne fais pas quand je tweete ?

–          Je bosse pas.

Oui ça c’est plutôt un problème hein ? Débuter twitter en étant femme au foyer, ça donne de sacrées mauvaises habitudes…

Disons plutôt qu’au boulot, je peux accuser un certain manque de concentration. Peut’on considérer Twitter comme la pause café ou la pause clope (que je ne prends pas) ?

Ah oui, je précise que je ne suis pas community manager (ou un autre de ces postes qui me paraissent obscurs mais qui ont l’air cool parce qu’on dirait que t’es payée pour tweeter et facebooker !).

–          Je parle pas.

Enfin je veux dire que je parle pas à de vrais gens. Enfin pour de vrai, avec ma bouche quoi…

Est-ce que je me prive de lien social, comme le pensent les non-twittos ? Ou est-ce que j’en crée un autre (comme un pionnier tu vois, une sorte d’aventurier qui brave l’adversité et l’obscurantisme pour faire émerger la voie du progrès) ? (j’en fais un peu trop là non ?)

–          Je baise pas.

Je vous avoue que ça c’est un problème, hein !

Enfin je m’interroge que le sens du lien de cause à effet présentement…

Et puis, en fait c’est pas vrai, hein. On va dire que tweeter, c’est juste reculer pour mieux sauter (ah ah, jeu de mot toussa)

Surtout quand on essaie de faire un gamin. Ah non, on me souffle dans l’oreillette que c’est pas à cause de twitter que ça merdouille de ce côté, ouf, twitter aura pas tous les torts !

–          Je lis pas.

Un grand drame. J’adore lire (j’ai failli écrire « j’adorais » : deuil en marche ??). Mais là, plus du tout le temps ; plus du tout  l’envie. Une grande envie d’échanges a pris le dessus. La lecture en tant qu’activité solitaire ne me tente plus. Je préfère m’évader en interagissant avec d’autres gens, plutôt qu’ en me renfermant sur moi.

C’est un problème pour ma culture, mais le raisonnement de fond est peut-être finalement positif ? (non ? dites oui svp !)

–          Je ne regarde plus la télé.

Enfin là, je vois pas le problème.

Tout ça pour vous dire que j’ai pris le temps de découvrir, et que je prends toujours ce temps pour échanger avec vous,  et apprécier plus encore ces liens étranges, crées avec de parfaits inconnus, mais qui comptent tant pour certains !

#TeamBisounours

Et vous, qu’est-ce que vous ne faites pas pendant que vous tweetez ?

un week end à Venise

11 Déc

10 ans. Ca méritait bien un week end romantique non? C’est décidé, ce sera plan lover à fond, ce sera Venise.

Venise, c’est d’abord l’avion.

Un trajet aller avec un réveil à 4h30, histoire de vérifier notre motivation. Et puis dans l’avion, le pire cauchemard du voyageur (toutes proportions gardées): l’enfant qui hurle. TOUT LE TRAJET. Oui, j’avoue, je déteste les enfants qui hurlent. C’est le genre de choses qui ne passent pas en devenant mère, damned. Sauf qu’au lieu de pester contre l’enfant, maintenant je peste contre la mère, qui en l’occurence n’en n’avait strictement rien à faire alors que moi, j’ai voulu tour à tout lui faire un gros câlin, le gronder, puis le passer par le hublot.

Et un trajet retour, avec l’hotesse au sol la + débile du monde qui nous place séparés par le couloir dans un avion quasi vide. Et des perturbations, qui m’ont fait: 1/ quasi pleurer d’un rire contenu lorsque l’hotesse de l’air s’est retrouvée les 4 fers en l’air; 2/ quasi déposer une galette qui n’a été contenue que par mon exceptionnel contrôle de mon corps et mon sens aigu de la dignité.

Mais bien sur, Venise, c’est surtout les bateaux.

Eh oui, les gondoles sont plus qu’un symbole… Absolument inévitables. Pour notre + grand plaisir! Donc, on a fait un tour en gondole (après s’être assuré qu’on préférait ça à acheter des fringues chaudes pour l’hiver à Fiston vu les tarifs). Et on a kiffé! Le gondolier nous a gentiment mis une petite couverture sur nos genoux, histoire d’avoir l’air de papy/mamy en + d’avoir l’air de chinois en goguette. Mais on a aimé.

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A Venise, pas de voitures. Et c’est là que tu réalises à quel point la voiture pourrit tout. Ta tranquilité, ton cadre de vie. Bon j’avoue, on a bcp marché, parfois j’aurai bien pris un peu le métro pour aller d’un point A à un point B, mais ça c’est parce que je suis une feignasse de parisienne 😉

A Venise, on a vu de merveilleux batiments, les grands classiques de la place St Marc notamment.

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A Venise, j’ai vu des panneaux de signalisation pour gondoles.

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A Venise, j’ai vu les choses absolument magnifiques que l’Eglise et la Foi ont pu produire:

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et aussi les pires instruments de torture (à ceux qui se demandent ce que c’est, ça s’accrochait à la taille des femmes…)

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A Venise, il y a des livres datant d’un siècle

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Et des livres pour touristes qui ont des centres d’intérêt bizarres

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A Venise, l’amour est partout.

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A Venise, j’y retournerai, c’est acté.

Camille redouble, et nous on en redemande!

27 Sep

Aujourd’hui, mon coup de cœur ciné : Camille redouble, de Noémie Lvovsky.

Je préviens tout de suite, des coups de cœur ciné, en fait, y’en aura pas des masses. Non pas que je sois une sorte de harpie cinématographique à la critique haute. Mais tout simplement parce que je vais très peu au ciné (Fiston, l’absence de mode de garde toussa).

J’ai, par le plus grand des hasards et contre toute logique (parce que c’est pas du tout le genre de films que Mari aurait voulu regarder, et donc là vous comprenez que je n’y ai pas été avec mon homme, non non, avec une copine, et en plus à la séance de 10h15, non mais le truc improbable quoi !), eu la joie de voir « Camille redouble ».

Ce film m’a fait rire. Beaucoup. Il m’a fait réfléchir. Un peu. Et il m’a fait pleurer. Doucement (quand même, la honte avec la copine à côté !).

La bande annonc: BA Camille redouble. Le pitch : une femme de 40 ans se retrouve tout à coup dans le corps de ses 16 ans, et revis son adolescence, à cet âge si charnière pour elle.

Il parait que ce film est un copié collé de Peggy Sue s’est mariée de Coppola. M’en fous, j’ai pas vu Peggy Sue, et ce filme là je l’ai bien aimé.

Je crois que j’ai bien aimé parce qu’il m’a parlé.

 

Camille et ses amies.

Le 1er thème du film, c’est l’amitié. Camille retrouve ses amies de ses 16 ans. Vous savez, l’âge où naissent les amitiés les plus fortes, où on fait toutes les conneries possibles, où on apprend la vie, où on se jure de ne jamais se séparer.

J’ai eu moi aussi des amies à 16 ans. Un groupe de 4, comme dans le film. On s’est éclatées ensemble. Et on s’éclate toujours ! On a gagné en maturité bien sur, mais ensemble, j’ai l’impression qu’on a toujours 16 ans. Et c’est magique une telle cure de jouvence !

 

Camille et ses parents.

La Camille de 40 ans a perdu ses parents. Elle profite dès lors bien mieux d’eux lorsqu’elle retrouve ses 16 ans. Elle les aime. Son regard sur eux, surtout sur sa mère, est rempli d’un amour que l’on sent incommensurable.

Elle a de la chance Camille. Moi mes parents sont toujours là, mais je ne les aime pas. C’est très violent de dire ça, je ne sais même pas si je le pense, mais le peu d’égard que j’ai pour eux ne ment pas tant que ça. J’ai un tas de choses à leur reprocher, mais rien d’aussi grave qu’il ne mérite ça. Du coup, je me vois comme une fille indigne, une femme sans cœur. Comment vais-je réussir à me construire mère ? (oui, là c’est la partie du flim qui m’a fait pleurer, voyez. ca vous fera peut-être rien à vous remarquez, vous me direz.)

 

Camille et les hommes.

Camille a rencontré l’homme de sa vie à 16 ans. Mais à 40, ils se déchirent. Doit-elle revivre cette belle passion, ou tenter d’éviter la souffrance qui est écrite ?

Une belle réflexion sur l’amour, les détours qu’il peut emprunter pour faire son chemin, envers et contre tout.

Une de mes scènes préférées est celle, dantesque, où elle tente de coucher avec un autre. J’ai été hilare devant les réactions de ce pauvre garçon de 16 ans qui tente, visiblement pour la 1ère fois, de s’appliquer sur une fille qui a en réalité une telle expérience qu’il en reste pétrifié ! J’ai essayé, un peu en vain j’avoue, de chasser de mon esprit la gêne que m’inspirait l’idée qu’il s’agissait d’une relation entre un gamin de 16 ans et une femme de 40. Je suis rassurée, je ne suis pas une cougar !

 

Un coup de chapeau énorme aux acteurs. Noémie Lvovsky est magnifique. Il s’agit de son film, rien d’étonnant à ce que l’on perçoive tant d’émotion, mais c’est finalement si rare.

Les rôles des parents sont joués tout en finesse, on s’y croirait. Yolande Moreau est méconnaissable, tout en douceur.

Et bravo à la jeune Judith Chemla que je ne connaissais pas, mais qui gagne à l’être.

Enfin, bravo pour le décor, les costumes, les accessoires: on s’y croirait!! I’m walking on sunshine, oh oh!

 

On a pu également voir, que dis-je, déguster, le bande annonce de Do Not Distrurb, dernier film d’Yvan Attal, avec lui-même, François Cluzet et Laetitia Casta. Ce film a juste l’air terrible. J’ai hâte de voir ces acteurs dans cet hilarant contre-emploi, Cluzet a l’air extraordinaire.

La BA Do Not Disturb c’est ici. C’est cadeau.

100 jours avant la fin du monde

12 Sep

Bah voilà, on y arrive hein à la fin 2012, où le monde doit exploser. C’est les Mayas qui l’ont dit (même si pour tout le reste on s’en fout royal de ce qu’ils ont bien pu dire les Mayas, et qu’en plus on vient de réaliser qu’on comprends pas leur langage, en fait).

Du coup, sans blague, qu’est-ce qu’on ferait s’il ne nous restait plus que 100 jours?

Moi, perso, je suis pleine de projets.

Agrandir ma maison: en cours (quelques mois de retard)

Faire un 2è bébé: en cours (quelsques années de retard)

Trouver un boulot: en cours (…. allo? allo?)

Mais tout ça, faut l’avouer, c’est très con si je dois mourir dans 3 mois, hein?

Alors j’ai décidé aujourd’hui d’en profiter. Je vais prendre des gouters avec du nutella. Je vais me coucher tard pour regarder de bons films et lire de bons bouquins. Je vais couvrir Fiston de cadeaux pour voir encore et encore son grand sourire illuminer son visage. Je vais passer un merveilleux week end romantique avec Mari et lui rappeler pourquoi il m’a épousé. Je vais aller voir la mer encore une fois malgré la fin de l’été.

Et puis je vais quand même continuer à chercher du boulot, hein, on sait jamais, si les Mayas s’étaient plantés 😉