50 shades of Grey: miam? Part 1

5 Nov

J’ai choisi de vous raconter 50 shades of Grey en plusieurs parties. Enfin non, je ne vais pas vous raconter l’histoire (parce qu’on s’en fout, déjà, de l’histoire dans un roman érotique, et parce que vous allez peut-être le lire finalement, non ?), mais mon point de vue, la façon dont je l’ai ressenti. Non que je sois une experte en critique littéraire, mais il me semble que je suis la cible de lecteurs, celle qu’il fallait séduire. Dont acte ?

 

La première partie du livre s’étend, selon moi, du 1er au 11è chapitre. Je l’appellerai la partie soft.

Première constatation : la narratrice est insupportable. Vraiment.

Insupportable en tant qu’héroïne :

Anastasia (déjà un prénom de pouffiasse ; pardon c’était facile) a 21 ans, et est vierge. Soit disant qu’elle a jamais trouvé un homme assez bien. Bon, tu sens la vision pas du tout restrictive du sexe (le sexe c’est pas pour les jeunes filles bien sous tous rapports, c’est pour faire plaisir aux hommes, tralala).

Elle est apparemment magnifique, mais évidemment elle ne le voit pas (ça pue la fausse modestie, c’est extrêmement agaçant). Pas moins de 3 hommes en pamoison devant elle, dont le fameux richissime et magnifique héros (meuh non, suis pas jalouse, c’est de la fiction, pfff). Elle se mord sans arrêt la lèvre, soit disant innocemment ; non mais tout le monde sait que c’est un signe évident de tension sexuelle ça, petite garce !

Et elle est cruche à souhait.  Sa première rencontre avec LE Christian Grey est catastrophique (elle trébuche et se retrouve « à quatre pattes » devant lui. Ou alors c’était déjà un préliminaire et j’ai pas compris), elle rougit sans arrêt (c’est très énervant. Vous imaginez, elle rougit quand on lui dit qu’elle est jolie. Alors quand le Monsieur sort sa cravache ou lui dit qu’il veut baiser sa bouche … !), elle répond jamais ce qu’il faut (t’as envie de lui souffler des répliques à cette idiote).

Bref, question identification, c’est zéro.

 

Et elle est insupportable en narratrice.

En tout cas pour les scènes de description. Tu as intérêt à avoir beaucoup d’imagination. On saura juste que le fameux M. Grey est grand et beau (« très beau »). Et qu’il a les yeux gris. Voilà. Ah non, on sait aussi qu’il a souvent le pantalon qui lui tombe sur les hanches (ça a l’air d’être un détail super important vu le nombre de fois où c’est évoqué…).

Et pourtant, de la description, tu en as. Premier baiser page 92. Première baise à partir de la page 130. Non mais OH, on m’avait vendu un bouquin de cul, ça tarde là, hein !!!

 

La 2è constatation, c que si ça a été long, c’est, il faut l’avouer, assez bon ! Les descriptions des scènes de sexe font leur petit effet. Si on passe outre les réactions au mieux débiles au pire peu crédibles de la narratrice.

Réactions débiles ? Elle s’extasie du moindre frôlement. Elle a sans arrêt « les yeux écarquillés », la « bouche bée », des réflexions profondes et qui nous aident beaucoup à visualiser du type « Quoi ? Comment ? » « Bordel ! »…

Situations peu crédibles ? Bon, vous allez me dire que je suis jalouse. Mais la nénette qui a 2 orgasmes lors de son 1er rapport sexuel, sérieux ? Et qui suce son partenaire, jusqu’au bout, dès la 2è séance de jambes en l’air ? Bien amazone pour une novice la fillette…

Image

Sinon, si on passe outre ces dissonances et qu’on se concentre sur ce pourquoi on a acheté le livre, les petits émois érotiques de la ménagère, eh bien, ça se défend. On a (j’ai) envie de faire ce qu’elle fait, de subir ce qu’elle subit, de recevoir ce qu’elle reçoit.  Et d’entendre ce qu’il lui dit. Qui ne se damnerait pas pour un homme qui te dit : «  Viens, allons au lit, je te dois un orgasme. »

Le discours du Christian Grey est, à ce stade, troublant. Il affirme clairement qu’il est dominant, qu’il ne conçoit le sexe qu’avec de la violence et de la souffrance, et qu’il n’entend rien au romantisme. Mais il se montre prévenant avec Ana, la flatte. Il en est presque mignon, à lui répéter sans arrêt qu’il fait un tas de choses pour la première fois avec elle. Comme faire l’amour (et pas baiser comme il en a l’habitude). Doit’on le croire ? Est-ce une manipulation ? On a bien envie de croire qu’il s’agit d’un vilain garçon qui ment pour arriver à ses fins. Parce que si c’est vrai, ça devient de la comédie romantique décevante…

 

Pourquoi un stop à cet endroit du livre ? Parce qu’on est pas encore rentrés dans le vif du sujet (oui, toujours pas en page 184). On est dans le sexe soft. Jusqu’ici, 3 parties de baise, qu’on qualifiera de « normales ».  J’imagine bien qu’ici tout est relatif, mais ici, point encore question de fessées, de bondage ou autres fistings.

Le chapitre 11 voit apparaitre le contrat, avec les pratiques acceptables. D’intenses moments  en perspective…

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2 Réponses to “50 shades of Grey: miam? Part 1”

  1. EloiseBVS novembre 5, 2012 à 4:07 #

    Mouahahaha le coup de la 1ère fois !!
    Euh par contre, je suis jalouse, moi au bout de la jesaispascombientième fois, j’ai jamais eu 2 orgasmes mais je m’égare.
    Pour l’instant, ça ne m’a toujours pas donné envie de le lire mais j’ai hâte que tu nous racontes la suite 😉

    • moitoutetrien novembre 5, 2012 à 4:12 #

      Vas-y égare toi 😉 C’est ça qui est bon!
      Non mais elle est énervante cette fille. Bête comme ses pieds, mais elle se lève un demi Dieu qui la comble comme personne! Pfff

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