Le Paris du Monopoly

2 Oct

La tribune a publié un article très intéressant hier. Le tableau du Monopoly selon les valeurs des rues parisiennes à ce jour.

le plateau mis à jour, c’est ici Le moins qu’on puisse dire, c’est que les choses ont évolué…

Le Monopoly date de 1935. Vous savez, avec les rues un peu cheap (violettes  et bleues ciel, Lecourbe, Courcelles etc), les 4 gares toutes égales, et les rues top class (bleues foncées).

Aujourd’hui, la rue la plus moisie, c’est le Boulevard de la Villette. C’était une case mauve, au même tarif que l’Avenue de Neuilly ! Qu’est-ce qu’il s’est passé ??

On note la belle remontée des rues Lecourbe, et Vaugirard. Tendance bobo chic.

L’honneur est sauf, la Rue de la Paix reste la plus chère de Paris. Avec ses hôtels particuliers logeant 2 jours par an des émirs qataris, ses boutiques de bijoux de luxe, et le siège de Carmignac Gestion.

Mais les Champs Elysées n’ont plus la côte. Trop touristique, diront les parisiens.

Qu’est-ce qu’on en retient ?

Que la Place Pigalle est désormais plus chère que la Place de la Bourse. Ca étonne qui en temps de crise ? 😉

Qu’en 1935, il y avait des parkings gratuits dans Paris !

Mais surtout, on ne peut que remarquer que les prix se sont rapprochés. Les écarts sont toujours importants, entre 6 470 € le m² en moyenne sur le Boulevard de la Villette et plus de 14 700 € Rue de la Paix. Mais rien à voir avec l’immense gap entre Boulevard de Belleville à 6 000 F en 1935 et la Rue de la Paix à 40 000 F.

A l’époque, tout le monde pouvait loger dans Paris. Les riches comme les plus modestes. Sélection par quartier. Aujourd’hui, à Paris, point de pauvres propriétaires. Ils sont exilés. En banlieue, voire en Province. Sélection par département.

Et quand on sait qu’il faut désormais plus de 30 ans pour acheter un bien que nos parents auraient mis 12 ans à se payer, ça laisse songeur sur l’avenir du logement, et des transports, en France.

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6 Réponses to “Le Paris du Monopoly”

  1. To be or not to be PMA octobre 2, 2012 à 2:22 #

    Effectivement ça fait une belle différence, en convertissant les francs en euros, la différence est de 5183€ en 1935, aujourd’hui la différence entre les 2 rues est de 8700€

    • moitoutetrien octobre 2, 2012 à 6:52 #

      C’est surtout que l’on avait un rapport de 1 à presque 7 en 1935, et aujourd’hui nous ne sommes qu’à à peine plus de 2 entre le + cher et le – cher des quartiers parisiens…

  2. voilapapa octobre 4, 2012 à 1:07 #

    Pour une fois que La Tribune fait parler d’elle pour autre chose que sa mauvaise santé économique !
    Lecourbe et Courcelles, des rues cheap lol
    Le truc qu’il serait utile de connaître c’est savoir si Monopoly était parti d’une liste exhaustive des rues parisiennes.

    • moitoutetrien octobre 4, 2012 à 3:37 #

      Après étude, il semblerait que les prix de la version française (l’original considère les rues d’Atlantic City) ont été établis à partir de la version américaine par une simple multiplication à un taux largement arrondi à l’époque (1 $ = 100 FRF) pour des raisons pratiques, afin d’obtenir des montants faciles à jouer. Cependant, la taxe de luxe a été augmentée d’un tiers (les 75 $ sont convertis en 10 000 FRF). Le choix des rues a été laissé à l’appréciation des équipes marketing françaises d’Hasbro (les plus représentatives de l’époque).
      Et pour info, il existe des versions du Monopoly avec les rues d’autres villes françaises (sorry, apparemment Lille n’existe pas!).

      • Voilapapa octobre 5, 2012 à 1:58 #

        Bien sûr qu’il existe !!

  3. numero712 mai 15, 2013 à 7:39 #

    Vous posez une vraie question quant aux impactes démographiques de l’Île de France. C’est vrai que la pression démographique « solvable » progresse dans des proportions jusqu’à présent inconnues et qu’à ce titre le prix du mètre carré dans Paris « intra-muros » (voir en proche banlieue, c’est à dire en « réseau métro ») devient discriminant pour les classes moyennes. Aussi la population s’éloigne de plus en plus (qui plus est dans un habitat dispersé de type « semi-rural » pour avoir un petit coin de verdure) et les temps de transport pour avoir accès aux commodités où au cœur de l’agglomération prennent une part « sensible » du quotidien de chacun.
    Jusqu’où un tel modèle est-il « soutenable » et à partir de quand une inflexion se produira-t-elle ? (se produira-t-elle seulement?) à partir de quand la « pression » des salariés « embaucheables » pour une qualité de vie plus humaine sera-t-elle suffisante pour que des entreprises créent des emplois en province, dans des villes moyennes pour justement « infléchir » cette tendance au centralisme parisien qui se retrouve, au niveau national, être tout à la fois un avantage économique « pur » mais qui implique un coût humain qui mérite d’être discuté.

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